Le projet : En quoi consiste votre projet ?

La Jeunesse du fleuve est un regard sur la transformation culturelle que vit une petite partie de la jeunesse Amérindienne en Guyane française.

A Talwen, village Wayana reculé sur le Haut-Maroni, Derrick un petit Amérindien fait ses premiers pas dans le système scolaire.
Pendant les vacances, il côtoie Stéphane, un adolescent de la famille voisine et Malilou, son arrière grand-mère.
La découverte de l'école, les espérances du jeune Stéphane et les histoires de l'ancienne dévoilent au petit Derrick un monde plein de richesses et de promesses.

Nos deux acteurs principaux:



Derrick



Stéphane


Nous nous concentrons dans ce documentaire sur la force du peuple Wayana en valorisant à la fois la culture traditionnelle, mais aussi le nouveau potentiel de la jeunesse.
Nous voulons ainsi appuyer le documentaire avec la mise en scène de petites séquences.
En imaginant deux épisodes futurs vécus par le jeune Stéphane, nous faisons part des espoirs de la jeune génération.
Enfin, en reconstituant partiellement deux épisodes de leur histoire, nous mettons en avant le sentiment des anciens et l'importance qu’ils donnent à la conservation de cette mémoire.

Le scénario s’est développé parallèlement aux relations de plus en plus sincères tissées durant trois séjours en immersion dans une famille Wayana.
Cette position privilégiée nous a permis d’être à l’écoute des véritables motivations et sentiments des villageois.
Nous voulons faire un film avec eux, auquel ils puissent participer activement, qu'ils puissent regarder avec intérêt.
C'est dans une optique relationnelle que nous voulons construire ce film, afin que l'expérience commune soit une trace qui puisse à la fois parler aux villageois et aux spectateurs des grandes villes.

En 2010, un premier film test à été tourné avec eux, monté avec eux, montré au village dans la foulée. Cette expérience nous a permis d'apprécier ce qui est concrètement possible de faire avec la collaboration de certains villageois.
Ce premier contact avec la fabrication du film à permis à certains de révéler des motivations et des propositions qui vont servir pour le film final.
Sur le même territoire, nous avons aussi participé à un stage audiovisuel proposé par l'association ADER, aux jeunes amérindiens du fleuve. Début mai 2012, ils sont partis au Brésil pour l'étape finale du stage.
C'est après avoir écouté les histoires et les espoirs des villageois, que nous leur avons parlé de notre souhait d'en faire un film, avec eux, pour une véritable authenticité.
Au village, des dynamiques ont été engagées pour la confection de costumes, d'accessoires traditionnels qui serviront aux séquences fictionnées.

Dans une région où la plus grande activité est l'orpaillage et le marché illégal, nous avons commencé à faire naître une dynamique cinématographique qui peut stimuler toutes leurs activités culturelles. C'est véritablement dans une optique participative que nous nous engageons dans cette aventure.


Cliquez ici pour télécharger le dossier de production complet
Vous y trouverez l'historique du projet, notre vision du film, le projet associatif qui entoure le film et participe à la dynamique locale et enfin, le scénario et les annexes.


Teaser du film test de 2011

Le financement: Pourquoi avez-vous besoin de soutien ?

Ce projet à été engagé il y a de ça trois ans.
Nous avons été présents trois fois deux mois au village.
Un long chemin à été parcouru depuis, avec les habitants du village et surtout avec les jeunes, nos principaux interlocuteurs.

La production du documentaire est en préparation. Nous avons récolté des aides du Conseil Régional de Midi-Pyrénées et deux chaînes régionales acceptent de nous diffuser (TLT et Epinal).
Nous aurons donc les fonds pour la partie documentaire quand le CNC se sera engagé.
Le budget sera certainement serré mais nous devrions pouvoir aller là-bas avec du matériel, et embaucher un technicien guyanais pour nous aider pendant le tournage.

Seulement, c'est sans prendre en compte les scènes fictionnées du film.

Même si nous n'avons pas de grandes prétentions, les reconstitutions du passé et les scènes phantasmées vont coûter cher. En matières premières comme en logistique.
Je vous invite à lire le synopsis développé pour en prendre conscience. (grâce au lien pour le dossier de production plus haut)

Par exemple, pour les scènes dans le passé, il faudra fournir une certaine partie des matières premières (perles, fil, tissu).
La confection des habits, coiffes, armes anciennes se fera grâce à l'association amérindienne Kawaï, basée dans le village qui nous a accueilli.
Cette association d'artisanat local aura des dépenses et il faudra pouvoir les rembourser.
Pour les scènes ou il y aura de la figuration, il faut pouvoir offrir quelques contreparties aux participants.
Les denrées de la ville sont parfois rares dans ces régions reculées et l'échange de bons procédés est très apprécié.
Après avoir ressenti les besoins des villageois, nous ambitionnons de ramener aux participants des produits qui sont difficiles à obtenir sur le fleuve comme, par exemple, des chaussures de foot, des harpons, cartouches de fusil, ou encore des sacs d’école pour les enfants et des semences de légumes.
C'est pour tout ce genre d'attentions que nous avons besoin de votre aide.
Les fonds ainsi récoltés via Octopousse le seront uniquement à destination des villageois participant au film, redistribués sous formes de biens utiles et nécessaires à la vie là-bas.
Nous voulons pouvoir proposer aux participants une expérience enrichissante humainement, sans qu'ils aient à se soucier du coté matériel.

De plus, il est a noter que sur le fleuve, la vie est incroyablement chère, les prix souvent 4 fois plus élevés qu' en France.
Toutes les dépenses ponctuelles que nous aurons là-bas seront multipliées et, pour en avoir déjà fait les frais, nous savons que celà peut mettre à mal tout un projet, une expédition dans la forêt pour un tournage, ou la relation que l'on a tissée avec certains.


Les auteurs du projet avec les participants au stage audiovisuel.

L'auteur : Qui est derrière ce projet ?

Nicolas Pradal, à l'origine du projet, et Pierre Selvini (http://flavors.me/pierreselvini) sont co-auteurs du film.
Amis de longues dates de l'Ecole Superieure de l'AudioVisuel (Toulouse), ils ont souvent travaillé ensemble sur leurs films réciproques.
Pour cette aventure, ils ont décidé d'être deux parce que le projet est grand, et qu'avec sa dimension culturelle et sociale, il l'est encore plus.

La production de ce documentaire est suivi par la maison de production "Les films du Sud" à Toulouse.
Nous avons eu deux subventions du Conseil Régional de Midi-Pyrénées pour les premiers voyages et plusieurs instances et associations en Guyane ont fait des promesses de soutien au projet.


L'ami Dopi disparu nous expliquant la signification d'un ciel de case,
élément important de la culture Wayana

Publié le en Midi-Pyrénées dans Cinéma.

Collecte de fonds terminée le .