Le projet : En quoi consiste votre projet ?

C'est en immersion totale dans la culture burkinabée que notre action va s'effectuer : participer à l'intégration scolaire et sociale de personnes dont la communication ne répond pas aux exigences de la société ; utiliser nos connaissances pour développer cette communication déficiente qui les isole.

En tant qu'étudiantes en orthophonie à l'Institut de Lille, nous pensons véritablement être en mesure d'aider ces burkinabés, tout en respectant les mœurs et besoins locaux.

D'après nos différents échanges suivis avec une association locale, avec un orthophoniste burkinabé, nos recherches sur le Burkina Faso (cliquez ici), nos connaissances orthophoniques et notre désir de nous impliquer personnellement dans la solidarité internationale, nous le savons : nous pouvons aider les burkinabés. Plus que ça, nous le voulons. Mais pour cela, nous avons besoin de vous.

Mais, concrètement : comment allons-nous faire ?

1. Deux semaines au CEFISE ( Centre d’Éducation et de Formation Intégrée des Sourds et des Entendants) de Ouagadougou.



Notre action aura un impact direct grâce à nos prises en charge et bilans orthophoniques des enfants, grâce aux informations sur le handicap et sur les comportements facilitateurs pour leur communication aux parents. Notre action aura également un impact à long terme, puisque nous transmettrons nos connaissances au personnel sur place, en laissant des fiches écrites sur place, ainsi que du matériel orthophonique adapté à la culture locale.

2.Deux semaines de soutien scolaire en langue française (langue administrative du Burkina Faso)




Tout d'abord, nous nous investirons auprès des enfants de l'école de Pouiwindin. Nous interviendrons durant leurs vacances scolaires : il nous paraît important de combler cette rupture entre la fin d'une année scolaire et le début d'une nouvelle, afin de ré-investir les connaissances des écoliers, de les développer et de les perfectionner. Par ailleurs, six enseignants nous ont demandé de leur donner des cours de français. Ils souhaitent perfectionner leurs connaissances de notre langue afin de mieux la transmettre à leurs élèves. Nous répondrons donc à leurs attentes et partagerons avec eux nos connaissances concernant la fabrication de matériel et de jeux pédagogiques. Nous interviendrons également auprès de femmes désireuses de maîtriser la langue française écrite pour gagner en autonomie grâce à leur futur accès à la vie administrative du pays. Ne parlant pas le dialecte local, nous bénéficierons de l’aide précieuse de traductrices Français-Mooré. Dans le même temps, nous leur transmettrons nos connaissances pédagogiques pour qu'elles puissent elles-mêmes dispenser des cours de français, en toute autonomie, une fois que nous serons reparties.

Le financement: Pourquoi avez-vous besoin de soutien ?

Nos démarches afin de trouver les fonds nécessaires à l'aboutissement de notre projet sont nombreuses (vente de gâteaux, emballage de cadeaux dans une librairie de Lille, bourses régionales, etc), mais ne suffisent pas à financer l'entièreté de nos besoins.

Votre participation financera :
- L'achat de matériel orthophonique (jeux, bilans de langage, etc) : 400€
- L'achat de matériel non orthophonique (cahiers, stylos, trombones, lampes à dynamo, etc) : 350€

Nous vous remercions d'avance pour votre aide précieuse, qui assurera notre départ.

L'auteur : Qui est derrière ce projet ?

C'est après 3 ans de formation ensemble que nous, Marion, Gwenaëlle et Hélène, avons décidé de nous investir dans ce projet.





Pour nous, la communication est une fonction primordiale pour l'être humain ; l'absence ou le mauvais développement de cette dernière entraînent, à terme, des souffrances pour l'individu concerné. La rétablir ou la restaurer au mieux nous paraît ainsi capital, car nous avons depuis toujours la volonté d'aider les autres dans nos possibilités. Ce séjour nous apparaît ainsi comme l'occasion d'apporter à notre échelle, l'amélioration de certaines conditions de vie des patients burkinabés tout en nous ouvrant à une culture inconnue qui a beaucoup à nous apprendre.

Sur place, au Burkina Faso, nous sommes en contact régulier avec Justin Dabire, orthophoniste burkinabé travaillant au CEFISE et avec Jean Marc Bruel, président de l'association ZOODO. Ils sont nos deux interlocuteurs principaux (correspondant aux deux versants de notre mission), avec qui nous organisons notre séjour et concrétisons nos interventions.